top of page
Rechercher

Deux essaims, un matin, tout un réseau

  • selyguepesfrelons
  • 9 mai
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 mai

L’essaimage en Périgord, c'est une scène que les amateurs d’apiculture connaissent bien.

Début mai 2026, Betty SE LY remarqua deux essaims dans la haie qui borde son rucher à Prigonrieux en l’espace de quelques jours.


Le soucis est que sa ruche d’intervention destinée aux urgences, celle qu'elle garde précisément pour ces situations, est déjà pleine. Une colonie y a été installée peu avant.

Impossible d'en accueillir une autre.

Alors elle fait ce qu'elle fait naturellement.


Elle appelle.




Un matin, deux ruches vides sur la route


Le réseau de Betty s'est construit au fil des années, au gré des rencontres de terrain. Réunions professionnelles, chantiers communs, échanges autour du frelon asiatique.

Des visages, des noms, des gens sérieux qui partagent le même rapport au vivant.


Alain CHANUT et Betty SE LY deux apiculteurs amateurs s'unissent pour sauver des abeilles en Dordogne.
Betty SE LY et Alain CHANUT, Prigonrieux, 2026.

Alain CHANUT en fait partie. Betty l'a rencontré lors d'une réunion d'information sur la lutte contre le frelon asiatique.

Adhérent actif de l'Abeille Périgourdine, l'une des associations apicoles de référence en Dordogne, il entretient son propre rucher à La Force. Ce matin-là, il a une place disponible. Il charge sa ruche personnelle dans son véhicule et prend la route vers Prigonrieux.






François LATOUR et Betty SE LY deux apiculteurs amateurs s'unissent pour sauver des abeilles en Dordogne.
Betty SE LY et François LATOUR, Prigonrieux, 2026

François LATOUR, lui, vient de Saint-Sauveur. Apiculteur amateur passionné, il se déplace ce matin-là pour rendre service à un ami, un médecin installé non loin du château de La Roc, dans une autre commune du Périgord. Cet ami avait une place disponible dans son rucher.


Avant la fin de la matinée, les deux essaims ont quitté la haie de Prigonrieux. Chacun vers un rucher qui l'attendait.



Ce que vaut un essaim sauvé


Laisser partir une colonie d'abeilles, c’est l’exposer au risque de se loger dans un endroit inapproprié à l’homme, et ainsi devoir être détruite.


Ce matin de mai, trois périgourdins se sont mobilisés le temps d'une matinée. Pas d'organisation formelle, pas de protocole. Juste des gens disponibles, compétents, engagés dans la même cause.


C'est ça, un réseau qui fonctionne. Des personnes qui bougent quand on les appelle, qui font la route avec une ruche vide dans le coffre, parce qu'elles savent ce que représente un essaim posé dans une haie.


Deux essaims. Une matinée. Et quelque part en Périgord, deux nouvelles colonies qui ont trouvé un toit.




Betty SELY — SELY Guêpes Frelons — Prigonrieux, Dordogne

Spécialiste de la lutte contre le frelon asiatique

 
 
 

Commentaires


bottom of page